Ci-dessous, est disponible un ancien texte relatant le passage d’un orage violent le 30 juin (probablement le 30 juin 1187), dans la région de Mons, en province de Hainaut. Il pourrait également s’agir du passage d’une tornade, mais il est impossible de le prouver.
« À peine les habitants de cette province [Hainaut actuel], désolée par la guerre faite en 1186 à l’occasion de l’achat de Lembeek par Baudouin, avoient-ils mis tous leurs soins à rétablir une partie de leurs demeures ruinées par les armées, pour se mettre à couvert des injures de l’air, que Dieu les châtia d’une autre verge, par une grêle de pierres qui tomba le 30 juin, dont la grosseur pesoit plus d’une livre, et surpassoit celle d’un œuf ; cet orage furieux poussé par le vent, gâla toute la moisson, foudroya les bâtiments, écrasa les bêtes, déracina les arbres et tua une quantité d’hommes. » (source : G. J. De Boussu, Histoire de la ville de Mons, ancienne et nouvelle, 1725).
Il faut préciser que le 30 juin 1187 n’était pas le 30 juin de notre époque ! En effet, jusqu’en 1582, on utilisait le calendrier julien, le seul connu jusque là et inventé par Jules César, qui avait compris que l’année n’avait pas 365 jours, mais 365 jours un quart. Une belle correction pour rapprocher le calendrier de l’orbite de la Terre autour du Soleil, mais pas tout à fait exacte. À la longue, le calendrier avait fini par décaler et il fallut attendre des savants comme Copernic, entre autres, pour avoir un calcul exact de la durée d’une année. Une meilleure acceptation de la science par l’Église a fini par conduire le pape Grégoire XIII à enfin prendre la décision de corriger le calendrier (d’où le nom calendrier grégorien). Le 4 octobre 1582 fut donc suivi par… le 15 octobre 1582. Étant donné qu’au XVIe siècle, le décalage était de 10 jours, il devait, donc, être de 7 ou 8 jours au XIIe siècle.
