Le 17 juin 1858, un orage cause des dégâts au nord de Liège suite à de fortes rafales de vent. D’après les descriptions, il n’est pas impossible qu’une tornade se soit formée pour toucher les quartiers de Saint-Léonard et de Coronmeuse.
Voici un extrait de la presse de l’époque :
« On écrit de Liège, le 18 : un orage assez violent a éclaté hier après-midi sur notre ville. Le tonnerre n’a cessé de gronder pendant près d’une heure ; une forte pluie est tombée : elle a malheureusement trop peu duré pour les besoins de la végétation. Cet orage a causé des dégâts assez considérables en ville et dans nos environs. La belle promenade de Saint-Léonard présente en ce moment le plus triste spectacle : onze de ses arbres, et des plus gros (le moindre d’entre eux ne compte pas moins de quatre à cinq pieds de circonférence à la base du tronc), sont couchés sur le sol, la plupart coupés à la naissance de leurs racines et transportés à dix ou douze pieds de distance, les autres arrachés littéralement de terre. On n’a pas souvenance d’une pareille tempête ni de pareils dégâts.
Un autre exemple donnera encore une idée de la violence du vent. À Coronmeuse, des fenêtres ont été enfoncées et jetées à l’extrémité des chambres, et des arbres ont été coupés par le milieu dans des jardins clos de murs et en apparence à l’abri des effets de la trombe.
Plusieurs arbres ont été également déracinés sur le Dos-Fanchon, près du Barbou. Dans la région qui s’étend de Herstal à Haccourt, la pluie n’a été que fort légère, mais en revanche il y est tombé des grêlons de dimensions peu communes : on en a constaté de la grosseur d’un œuf de pigeon. » (Le Bien public – 20/06/1858).