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06/11/1921 – Ligne(s) de grains et tempête

    Durant la journée du dimanche 6 novembre 1921, la Belgique subit le passage d’une tempête. Celle-ci est accompagnée d’orages venteux qui provoquent d’importants dégâts en Basse et Moyenne Belgique. En outre, ils sont localement accompagnés de chutes de grêle. « Les communications téléphoniques et télégraphiques avec les pays voisins sont interrompues » (source : IRM).

    Voici quelques informations sur cette tempête, contenues dans le livre de Louis Baes, « Rapport sur les vents en Belgique, considérée au point de vue du calcul des constructions » (1949) :

    « Le vent soufflait en tempête, du SW sur le continent, du NW sur les îles Britanniques. L’ouragan s’est levé à Bruxelles dans la nuit du 5 au 6 novembre et a continué toute la journée du 6 et du 7 novembre. Il fut accompagné d’une pluie torrentielle et même, le matin du 6 novembre, d’une abondante chute de grêle, avec éclairs (…).

    De très nombreux arbres, dont beaucoup centenaires, ont été déracinés ou rompus dans le domaine royal de Laeken, dans le parc public de Laeken, au plateau de Koekelberg, à Forest et dans la forêt de Soignes (…).

    À Malines, de nombreux arbres déracinés, des toitures emportées (…).

    À Anvers, deux accidents mortels causés par la chute de débris. Au Port, de gros dégâts furent causés aux hangars ; un hangar en tôle a été complètement détruit. À la plaine des manoeuvres, la toiture d’un hangar d’avion a été emportée (…).

    À Namur, de nombreux arbres sont déracinés, des dégâts aux immeubles sont observés, des lignes téléphoniques et télégraphiques sont détruites (…).

    À Liège, au plateau de Cointe, les toitures d’un groupe de maisons ont été emportées ; à Tilleur, 7 pylônes métalliques ont été renversés (…).

    Au cours de cette tempête, on a enregistré une vitesse moyenne du vent de 20 m/s [72 km/h] avec des rafales qui auraient été enregistrées, si l’appareil de rafales de Fuess avait existé [fait référence à une entreprise allemande qui a créé, pendant le XXème siècle, divers instruments de mesure, certains dans le domaine de la météorologie], de l’ordre de 35 à 40 m/s [soit environ de 120 à 140 km/h] (…).

    Localement dans le pays, étant donné la nature des dégâts causés, des vitesses de cet ordre ont dû se produire et même être dépassées. ».