Une petite semaine de beau temps, dans une année assez grise, mène à des orages épouvantables sur Bruxelles en ce vendredi 2 juin 1978.
La structure de l’atmosphère est instable sur une grande épaisseur. Le mode de formation des orages est donc on ne peut plus classique : un ciel d’abord brumeux, devenant serein ou peu nuageux, avec quelques cirrus, puis des cumulus se développant rapidement pour atteindre le stade de congestus, puis de cumulonimbus en milieu d’après-midi.
Les précipitations sont très importantes, notamment sur la commune d’Ixelles où le pluviomètre recueille 52 mm d’eau. Uccle, qui est pourtant une commune limitrophe, ne recevra que 17 mm. Mais, là aussi, l’orage fera beaucoup de bruit et, surtout, sera accompagné de grêle ! Ailleurs dans le pays, des orages sévissent également. On relève, par exemple, 78 mm de pluie à Maredsous, après deux orages successifs.
Il s’agit clairement d’orages de masse d’air, dans un marais barométrique à tendance anticyclonique où stagne de l’air continental humide et chaud. De ce fait, le temps restera encore chaud (26-28°C), lourd et orageux durant le week-end (surtout le samedi – voir article consacré), avant que n’intervienne un rafraîchissement progressif, qui aboutira à un deuxième été « pourri » consécutif (après celui de 1977), une nouvelle fois complétement à l’opposé de ce fameux été légendaire de 1976, deux ans plus tôt.
