En 1003, alors que Bruxelles (Bruocsella) venait à peine d’être fondée (la fondation de la ville date officiellement de 979), une période très orageuse débuta dès la fin du mois d’avril.
Jusqu’en juin, la foudre tua un grand nombre de personnes. On décrit notamment que « pendant plus d’une semaine, le ciel parut tout en feu du Nord au Midi ». Les fortes pluies consécutives à ces orages réguliers engendrèrent « l’une des inondations pluviales les plus terribles qui aient affligé le pays ». Toutes les rivières débordèrent, provoquant la famine et la prolifération de maladies, qu’on attribuera plus tard à la peste.
Il convient cependant de préciser que la vraie peste avait disparu d’Europe deux petits siècles après la « peste justinienne » (du nom de l’Empereur romain d’Orient Justinien) en 541-542. Ici et là, on en entendait encore parler chez les Mérovingiens, avant que les chroniques n’en perdent la trace vers 767, juste avant l’époque de Charlemagne. Elle ne reviendra en force qu’en 1347, lors de la grande peste noire.
Auteur des extraits de journaux : Ainé Coomans (Revue de Bruxelles, décembre 1837).
