Le 3 septembre 1877, une tornade est observée sur le port d’Anvers, faisant quelques dégâts.
Voici une description de l’évènement via deux articles de presse :
« On écrit d’Anvers, 4 septembre : hier après-midi, vers 3 heures, une violente trombe se dirigeant de l’est vers l’ouest s’est abattue sur notre ville et a causé de nombreux dégâts, notamment aux bassins et au port. Voici les renseignements que nous avons obtenus :
Dans une forge, Rue de Cologne, 500 tuiles ont été enlevées de la toiture ; au numéro 75, même rue, 15 tuiles ont disparu de la toiture d’un hangar ; au bassin du Kattendyck, 100 tuiles ; au magasin du hangar prussien, il manque à la toiture 5 mètres de plomb et 4 mètres de tuiles ; deux écoutilles ont été enlevées du navire le Jeune Henry ; d’un autre bateau, 3 écoutilles et la porte de la cabine ont disparu ; dans le canal au Charbon, un canot a chaviré ; l’échoppe de fruits verts située près de l’aubette de la douane, au port, a été renversée, etc. La trombe a duré seulement quelques secondes. Au port, une masse d’objets légers furent emportés, tels que chapeaux, casquettes, marchandises, etc. Pendant le restant de l’après-midi, nous avons eu des orages et de fortes pluies.
Nous n’avons pas de renseignements sur les dégâts causés par la trombe à la campagne. » (Le Bien public – 6/09/1877)
« On lit dans l’Opinion, d’Anvers : On cite, notamment, deux bateaux d’intérieur qui ont perdu leurs écoutilles. Du hangar prussien, cinq mètres de plomb ainsi que quatre mètres de tuiles ont été enlevés et dispersés dans toutes les directions. Dans la Rue de Cologne, plus de 600 tuiles ont également été enlevées du toit d’un forgeron ; dans la même rue, le toit de la maison portant le n°15 a également été fortement endommagé. Environ 10 mètres carrés de tuiles ont été emportés, par la violence de la trombe, d’un hangar du bassin Sas ; un hangar de guano, au même bassin, côté nord, a subi de graves avaries à la toiture. Au Quai de Rouen, un étalage de fruits a été renversé et, dans le Canal au Charbon, un petit bateau a chaviré. Enfin, de fortes branches d’arbres ont été abattues partout où la trombe a passé. » (La Meuse – 5/09/1877).
En outre, à Niel, en province d’Anvers, trois ouvriers sont foudroyés. Deux d’entre eux décèdent.