Le 13 juillet 1884, des orages concernent la Belgique. Une tornade détruit une ferme à Maldegem, en province de Flandre-Orientale, ce qui induit que le tourbillon a pu atteindre une intensité élevée.
Voici un extrait décrivant cet événement :
« Parfois, l’orage s’y accompagne de tourbillons, véritables petites trombes, assez fortes pour renverser les meules de lin ou de paille et pour déraciner les arbres, dans l’étendue restreinte où elles se produisent. Une ferme fut ainsi renversée près de Maldegem le 13 juillet 1884 (…). Ce sont, là, des sinistres exceptionnels ; en général, les branches cassées, les gerbes dispersées, les tuiles enlevées, témoignent seules de la force de ces météores. » (Raoul Blanchard, La Flandre : Étude géographique de la plaine flamande en France, Belgique et Hollande, Société Dunkerquoise pour l’Avancement des Lettres, des Sciences et des Arts, 1906).
En outre, par endroits, des chutes de grêlons qui atteignent une taille impressionnante provoquent d’importants dommages. Ainsi, des grêlons brisent des vitres à Verviers, Ostende, Boussu-lez-Walcourt et Brasschaat (où ils atteignent la taille d’un oeuf de poule). Mais rien de comparable à ce qui tombe près de Nieuport et de Diest, comme le mentionnent les deux extraits suivants :
« Après une bouffée d’air chaud sur le pays, des orages éclatent à Lombardsijde, près de Nieuport. Les grêlons auraient eu un poids d’un kilo et défonçaient les toits recouverts de tuiles, avant de tomber à l’intérieur des habitations par les brèches faites aux toitures. » (Auteur : M. C. Durieux)
« Ces orages ont traversé rapidement tout le pays et se sont présentés en plusieurs vagues. À Diest aussi, on parle de morceaux de glace (grêle) de dimensions phénoménales. » (Auteur : M. E. Vaes).
En outre, les chutes de foudre font aussi des dégâts et des victimes. À Ninove, quatre maisons et un moulin ont été incendiés par la foudre. À Oleye, un homme est tué par la foudre ; également à Lenne (Waulsort). De même, trois enfants sont tués par la foudre à Olne.