L’été 1947 a été, pour l’époque tout au moins, l’été de tous les superlatifs. Le 27 juin, des températures exceptionnellement élevées ont été relevées, avec des valeurs de 37 à 39°C presque partout en Basse et Moyenne Belgique ainsi que dans les vallées ardennaises. Il s’agit d’une des journées les plus chaudes de l’histoire des observations météorologiques en Belgique. À Uccle, où la température a atteint 36,8°C, il s’agit du record pour cette station, avant qu’il ne soit battu le 25 juillet 2019 (39,7°C) (cette journée ainsi que la veille ayant été marquées par les premiers 40°C de l’histoire des observations météorologiques en Belgique). Ensuite, après quelques épisodes plus frais, la chaleur est à chaque fois revenue, encore et encore, tout au long de l’été. Septembre n’a pas été en reste non plus, avec, durant la deuxième décade, 7 jours de chaleur (≥30°C) à Rochefort et 6 à Denée-Maredsous (province de Namur).
En ce 13 septembre aussi, les températures sont particulièrement élevées dans le pays, avec, par exemple, 32,8°C à Gerdingen-Bree (province du Limbourg) et à Rochefort (province de Namur), 31,5°C à Denée-Maredsous (même province) et encore 29,3°C à la Baraque Michel, dans les Hautes Fagnes (province de Liège). Mais il fait également très orageux. On parle d’un véritable désastre en Flandre. Des grêlons de la grosseur d’un œuf de poule sont observés dans les régions de Malines et d’Anvers et il y a des inondations à Liège. Certains cours d’eau connaissent des crues exceptionnelles suite à des précipitations qualifiées de véritable déluge, comme, par exemple, le ruisseau de Wandrin, en province de Liège.
