Un large secteur chaud, lié à une faible dépression sur le Golfe de Gascogne, nous envoie, la veille (le 8 août 1992), une bouffée d’air chaud et particulièrement humide (température du point de rosée de 24°C à Uccle !). Avec des maxima de 32 à 34°C, sous un ciel voilé de cirrus, cirrostratus et altostratus, l’atmosphère est d’ailleurs parfaitement étouffante. La nuit du 8 au 9, sous une poussée d’air encore plus chaud (31°C à 330 mètres d’altitude), l’air se refroidit à peine, même au niveau du sol. À l’aube, à l’avant d’une zone de convergence, les températures se situent encore entre 24 et 25°C sous un vent de sud. Mais, à l’arrière de cette ligne de convergence, le vent tourne à l’ouest-sud-ouest et il fait aussitôt beaucoup plus respirable. Paradoxalement, il n’y a eu aucun orage à ce moment-là.
Pendant la journée du 9, avec 28°C, sous un ciel très clair et un petit vent agréable, plus personne ne pense aux orages. Pourtant, une fois n’est pas coutume, les orages se développent sur le front froid en lui-même (et non sur la ligne de convergence préfrontale) et sont d’une très grande violence. On entend peu le tonnerre… pourtant, des éclairs apparaissent toutes les secondes ou presque des heures durant.
Les précipitations sont très abondantes : 61 mm à Zaventem et à Thirimont, 44 mm à Sint-Katelijne-Waver et à La Hestre et 37 mm à Anvers (Deurne). À Uccle, on notera 31 mm au pluviomètre.
En outre, une tornade cause des dégâts dans la région de Berlaar, en province d’Anvers.
