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19/07/2006 – Orages caniculaires

    Le mois de juillet 2006 a été caniculaire, avec un summum le 19 juillet, avec des températures de 36 à 37°C en Basse et Moyenne Belgique. Pour bien des régions, il s’agit de la deuxième journée la plus chaude jamais observée, après le 27 juin 1947 (38,8° à Uccle), qui était le record de l’époque, avant qu’il ne soit littéralement pulvérisé coup sur coup les 24 et 25 juillet 2019, jours où les premiers 40° de l’histoire des relevés météo en Belgique ont été atteints.

    Ce jour-là, le temps est parfaitement serein jusque dans l’après-midi. Ensuite, de timides cumulus humilis se forment. Le soir cependant, sous une chaleur qui reste étouffante (33-34°C), le ciel se fait plus menaçant, avec des altocumulus floccus et castellanus, qui, vus en contrejour, ont l’air très sombre. Ceux-ci contrastent avec les cirrus spissatus, qui prennent les couleurs jaune et orangée du soir. En outre, quelques cumulus réussissent à se développer et à atteindre le stade de cumulonimbus. On croit que cela va péter. Pourtant rien ne se passe, en dépit d’une ligne de convergence qui s’approche. Il fait, en effet, trop sec et il faudra se contenter de quelques roulements de tonnerre et de quelques gouttes ici et là. Il n’y aura même pas de véritable rafraîchissement nocturne.

    Au littoral, il fait caniculaire aussi, avec 35 à 36°C relevés sur toutes les stations côtières. Du jamais vu !!! Un peu au large, au-dessus de l’eau fraîche de la Mer du Nord, l’inversion thermique devient tellement forte qu’il se forme des mirages. Mais, le soir, une très faible brise de mer se lève, apportant un cisaillement supplémentaire et un brin d’humidité en plus. Ce sera suffisant pour développer des orages plus importants, avec quelques rafales soulevant le sable de la plage. Il y continuera à faire assez orageux toute la nuit et on relèvera 9 à 10 mm de précipitations le matin suivant.

    En gros, les orages annoncés ce jour n’ont concerné que la partie ouest du pays. Cet épisode est resté, somme toute, assez décevant et tout porte encore à croire, en cette nuit du 19 au 20 juillet 2006, qu’on est parti pour une tendance sèche persistance, avec peu d’orages, comme en 1976 et en 2003. Pourtant, on se trouve à l’aube de l’une des saisons d’orages les plus extraordinaires que notre pays n’ait connue, saison qui s’ouvrira 3 jours plus tard