Ce n’est toujours pas fini avec les conditions climatiques exécrables de ce mois d’août 2006. En effet, le 29, notre pays continue à subir des courant maritime d’ouest-nord-ouest d’origine polaire, essentiellement commandés par une dépression plus ou moins stationnaire sur le sud de la Norvège. Un anticyclone se trouve loin de chez nous, sur l’océan, au large du Portugal. Une crête, d’origine thermique, se développe dans les basses couches dans l’air polaire froid, intéressant principalement l’ouest des Îles Britanniques. En altitude, un important creux tend à former une circulation fermée, avec une grande portion d’air froid au-dessus de la Mer du Nord, du Benelux et d’une partie non négligeable de l’Allemagne.
Dans ce contexte, une nouvelle tornade a été observée vers 13 heures à Tubize, en province du Brabant Wallon.
Elle s’est produite lors d’une journée typique de temps instable et frais (maximum : +/- 17°C), avec de faibles averses dès le matin. Ensuite, la nébulosité devient rapidement variable, avec des cumulus humilis se développant rapidement en cumulus congestus, accompagnés de stratocumulus, d’altocumulus et de cirrus épais et nombreux.
Vers midi, on observe à nouveau le développement de cumulonimbus donnant parfois des averses très violentes et des orages. C’est dans cette vague orageuse que s’est formée la tornade de Tubize. D’autres orages se développent par la suite tout au long de l’après-midi et du soir, avec parfois d’impressionnants mammatus. Certains cumulonimbus font d’ailleurs penser à des supercellules. Dans les éclaircies, on note encore des cumulus, des stratocumulus, des altocumulus et des cirrus mais aussi de beaux coins de ciel bleu.
Ce n’est que pendant la nuit que l’instabilité diminue sérieusement, mais sans disparition des cumulus.
Ce mois d’août, qui vient de s’écouler, a montré à merveille que dans nos contrées, il ne faut pas absolument du temps chaud pour que puissent se développer de formidables orages, voire des tornades.
