Les prévisions du jour

Bulletin valable du 29 février 2020 12h au 1er mars 2020 9h

Une dépression de tempête se creuse sur le nord Atlantique.
En cours de journée de ce samedi, celle-ci va se décaler vers les Îles Britanniques et la Mer du Nord.
Un vigoureux front froid associé à cette dépression va rapidement traverser notre pays en fin de matinée et en début d’après-midi. A son passage, les rafales de vent pourront atteindre les 80 à 90 km/h. Il n’est pas exclu d’avoir localement des rafales de 100 km/h.
Après le passage du front, c’est une traine assez active qui prendra le relais avec la survenue de foyers orageux pouvant être localement vigoureux.
Ceux-ci pourront s’accompagner de puissantes rafales de vent et de fortes averses.
Cependant, de belles éclaircies pourraient entrecouper ces périodes d’averses.
En cours de nuit prochaine, le risque orageux persistera sur l’ouest du pays.

Analyses du potentiel convectif

La survenue d’un front froid actif en cours de journée va s’accompagner de puissantes rafales de vent.
L’instabilité sera médiocre au passage de ce front, ce qui devrait limiter le risque d’avoir le développement de cellules convectives.
Cependant, la survenue d’air très froid en altitude (jusqu’à -32°C à l’altitude 500 hPa) après le passage du front va permettre une hausse sensible de l’instabilité.
Celle-ci pourra suffire au développement de foyers orageux parfois vigoureux.
En effet, la circulation d’un courant jet sur nos régions pourrait permettre une organisation des cellules en petites structures multicellulaires.

Probabilité de survenue de phénomènes sévères

En raison d’un risque non négligeable de survenue de très fortes rafales de vent d’origine convective, un niveau un a été délivré sur la carte des prévisions.
La probabilité est estimée entre 10 et 20% sur l’ensemble du pays.

Carte du risque d’orages sévères

Aucun orage n’est attendu. De ce fait, aucune prévision n’est émise sur le site.

Le risque orageux est présent, bien qu’assez limité. Quelques coups de tonnerre sont possibles par endroits mais le risque de phénomènes sévères est jugé peu probable. Cependant, de fortes rafales de vent  et/ou des précipitations abondantes ne sont pas impossibles au passage de quelques orages plus musclés.

Ce niveau est délivré lorsque le contexte atmosphérique peut s’avérer favorable à l’apparition d’orages sévères. Ce sont des situations qui nécessitent une vigilance particulière car certains éléments (instabilité, dynamique…) peuvent être particulièrement marqués. Cependant, l’incertitude concerne généralement l’évolution orageuse proprement dite.

En effet, il peut arriver que certains autres éléments perturbent le déclenchement de la convection (présence d’une forte inversion, d’une humidité peu marquée…). De ce fait, il se peut que les orages attendus ne se développent, au final, que très localement, ou plus tardivement que prévu.

Ce sont des situations assez complexes à prévoir, et ce, même à courte échéance. Les situations du 10 septembre 2011 (qui donna lieu à une supercellule sur l’ouest de la Belgique) ou encore du 7 juin 2012 (où une supercellule produisit une tornade et une violente rafale descendante dans le Limbourg) sont de parfaits exemples méritant la délivrance d’un tel niveau. A noter donc que des orages peuvent localement s’avérer intenses. En automne ou en hiver, le niveau un peut être délivré en cas de tempêtes assez fortes avec la possibilité d’orages, ou de traînes actives.


Ce niveau est délivré lorsque le contexte météorologique est favorable à l’apparition d’orages sévères. À la différence du niveau précédent, nous retrouvons généralement dans ce cas-ci, la présence conjointe d’une instabilité assez marquée et d’une dynamique de surface et d’altitude. Ceci rend le risque orageux  important et donne donc une probabilité assez élevée d’avoir des orages sévères sur une région donnée.
Ce sont des situations que l’on retrouve moins fréquemment dans nos régions mais qui méritent une attention toute particulière. Les situations du 28 juin 2011 ou encore du 23 août 2011 (qui figurent parmi les offensives orageuses les plus importantes de ces dernières années) sont de parfaits exemples méritant la délivrance d’un tel niveau. En automne ou en hiver, le niveau deux peut être délivré en cas de survenue de très fortes tempêtes avec la possibilité d’orages, ou de traînes très actives.

Ce niveau  est délivré lorsque les conditions sont toutes réunies pour garantir la survenue d’orages sévères sur de nombreuses régions. Une telle situation se retrouve rarement dans nos contrées.

Pour exemple, sur ces dernières années, seule la situation du 14 juillet 2010 méritait un tel niveau de risque.
En effet, cette offensive restera comme la plus intense de ces dix dernières années avec la survenue de nombreux phénomènes venteux destructeurs, et ce au passage d’une ligne d’orages très virulente.

Des analyses du potentiel orageux sont effectuées tous les matins. Si la situation semble potentiellement favorable à la survenue d’orages, une prévision sera émise sur le site aux environs de 9 à 10 heures. Il peut arriver que cette dernière soit émise plus tard, aux environs de 12 heures.

Les prévisions sont établies sous forme :

  • D’un commentaire sur la situation prévue.
  • D’une carte indiquant le risque orageux ainsi que la probabilité d’avoir des orages sévères dans un rayon de 30 km autour d’un point donné.

La carte des prévisions a comme but d’évaluer non seulement le risque d’apparition d’orages sévères, mais aussi d’évaluer l’intensité que pourront prendre ceux-ci. On entend par « sévères » des orages capables de produire des dégâts significatifs à la végétation et/ou aux infrastructures. Ces dégâts peuvent être provoqués par de violentes rafales de vent (voire de tornades), par des chutes de grêle ou par des fortes pluies entraînant des inondations.

Le bulletin reprend une analyse approfondie de la situation atmosphérique, du potentiel orageux ainsi que les régions qui seront susceptibles d’être les plus concernées. En outre, des informations sur le type d’orages et sur les phénomènes susceptibles de se produire peuvent être apportées.
La carte permet de déterminer le risque orageux ainsi que la probabilité d’avoir la survenue d’orages, sévères ou non sur le territoire belge. Lors de la délivrance de la carte beige (niveau un), orange (niveau deux) ou rouge (niveau trois), la probabilité estimée d’occurence d’orages sévères prévaut dans un rayon de 30 km autour d’un point donné et est estimée en pourcentage. Le niveau jaune n’est pas repris comme un niveau « à risque », car la probabilité d’avoir des orages sévères est estimée inférieure à 10%.

Nous insistons sur le fait que ce n’est pas uniquement l’intensité des phénomènes orageux qui déterminera la couleur émise mais aussi la probabilité d’observer leur survenue sur une région donnée. Cela signifie que les niveaux beige, orange et rouge pourront être délivrés dès qu’un risque d’avoir des orages sévères sera d’actualité.

Enfin, la carte émise n’est pas une carte d’alertes ou de divers avertissements. Seul l’Institut Royal Météorologique fait autorité en matière d’avertissements météorologiques sur le territoire belge

Les prévisions du risque orageux sont effectuées aux environs de 09h du matin par notre équipe. Les cartes consultables ne sont pas des cartes d’alertes ou de vigilances météorologiques mais elles servent d’appui à la compréhension du risque orageux prévu. Les prévisions n’engagent pas la responsabilité du prévisionniste en cas d’utilisation à des fins de protection de biens ou de personnes.